J-movie : Tel père, tel fils

Le film Tel père, tel fils avait ému le public du Festival de Cannes en 2013 et a remporté le Prix du jury pendant ce même festival. Le film d’Hirokazu Kore-eda est sortie dans les salles françaises a la fin du mois de décembre 2013 donc j’en ai profité pour aller le voir au cinéma.

Tel pere, tel fils

Synopsis : Ryota, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l’hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

Source : Allocine

Tel père, Tel fils ou そして父になる / Soshite chichi ni naru est un film du réalisateur japonais Kore-Eda Hirokazu sur le thème de la paternité. A partir d’un événement, le film retrace les conséquences que cet événement sur les deux familles mais plus particulièrement sur la famille de Nonomiya avec Keita. Le film est bien construit et j’ai bien aimé la manière dont le sujet a été abordé et les dialogues sur la famille.

La différence entre les deux familles avec les visions différentes visions de la vie de famille est faite de manière assez évidente, mais sans tomber dans les stéréotypes. Ce que j’ai bien aimé avec ce film, c’est qu’on ne se sent pas obligé de pleurer tout le temps ou de sympathiser longuement avec le personnage principal. On est quand même ému par certaines scènes et ce n’est pas larmoyant. Après il y a quand même quelques éléments que j’ai trouvé étonnant dans l’intrigue du film et surtout un élément que j’ai trouvé peu exploité mais je peux pas en parler sinon je risque de spoiler x)

Tel pere, tel fils

Le film est joliment réalisé, j’ai bien aimé l’alternance entre des plans tournés à Tokyo dans la grande capitale et dans la ville de province. La bande son du film est principalement composé de musique au piano assez calme, ce qui accompagne bien le visionnage du film et accentue la douceur de certains passages.

Les acteurs sont vraiment tous bons et justes dans leurs interprétations. Je connaissais Masaharu Fukuyama en tant que chanteur et super star au Japon mais pas trop en tant qu’acteur et il m’a agréablement surpris dans Tel père, tel fils. Il n’est pas très sympathique d’un premier abord mais on compatis quand même avec lui et on le suit dans ses doutes et ses décisions. Même si Masaharu Fukuyama joue bien son rôle de père, j’ai plutôt préféré le personnage de la mère joué par Machiko Ono. Le titre du film veut qu’on se focalise sur le père mais le film en lui même est sur l’ensemble d’une famille et le personnage de la mère a son importance dans ce film. Sinon les enfants, et surtout Keita, sont vraiment trop mignons.

Le film dure deux heures mais je ne les ai pas vu passer. Le sujet a bien été traité et de manière émouvante, et puis j’ai beaucoup aimé la conclusion du film. Le film Tel père, tel fils donne une bonne réflexion sur les ce qui doit relier une famille. A l’heure actuelle il y a encore quelques salles françaises qui diffusent le film donc n’hésitez pas à aller le voir, il en vaut la peine.

Ma note : 17/20